Le drame s’est produit mardi 16 septembre sur l’aérodrome de Pamiers-Les Pujols, en Ariège. Un élève parachutiste de 24 ans, engagé dans un stage de formation, a trouvé la mort après un saut qui a viré au cauchemar. Selon les premiers éléments communiqués par le parquet de Foix, le parachute principal, censé s’ouvrir automatiquement, n’a pas fonctionné comme prévu. Le jeune homme n’a pas non plus réussi à déclencher son parachute de secours, alors qu’il avait sauté à près de 1 000 mètres d’altitude. Il s’agissait de son troisième saut, dans le cadre d’une formation en « ouverture automatique », un système qui ne laisse que quelques secondes de chute libre avant le déploiement de la voile. « Il a sauté en solo au-dessus de l’aérodrome », a précisé le procureur Olivier Mouysset. L’accident a conduit à la mise sous scellés de l’avion utilisé et à la suspension immédiate des activités de parachutisme sur le site.
Un site marqué par des précédents tragiques
Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Une autopsie a été ordonnée pour éclaircir les causes du décès et vérifier le fonctionnement du matériel. Ce nouvel accident relance les interrogations autour de la sécurité des sauts organisés à Pamiers. Depuis janvier 2022, il s’agit du troisième accident mortel enregistré sur ce même aérodrome, pourtant considéré comme l’un des plus grands clubs de parachutisme de France. Un lourd bilan qui vient assombrir la réputation d’un site jusqu’ici reconnu pour son attractivité auprès des amateurs comme des professionnels de la discipline. L’émotion est vive dans le milieu du parachutisme, où chaque accident rappelle la fragilité d’une pratique à la fois spectaculaire et risquée, même encadrée par des instructeurs aguerris et des procédures de sécurité strictes.