Albi : un enfant de deux ans meurt sous les coups, la mère et le beau-père mis en cause
Albi : un enfant de deux ans meurt sous les coups, la mère et le beau-père mis en cause

Son corps portait de nombreuses lésions, son cœur avait cessé de battre. Le drame s’est noué mardi à Albi, dans le Tarn. Un petit garçon de deux ans, pris en charge par les secours en arrêt cardio-respiratoire, n’a pas survécu. Il est mort mercredi soir au CHU de Toulouse. Depuis, sa mère et son compagnon sont en garde à vue pour des faits de violences habituelles sur mineur, dans ce qui s’apparente à un nouvel épisode d’une maltraitance tragiquement ordinaire. Les premières constatations, menées par les policiers du commissariat d’Albi, ont poussé le parquet à retenir une qualification particulièrement grave : violences répétées sur un enfant de moins de quinze ans, par un ascendant ou une personne ayant autorité. La garde à vue de la mère et de son compagnon a été immédiatement prolongée. Le corps de l’enfant présentait des traces suspectes et étendues, incompatibles avec une simple chute ou un accident domestique. Selon La Dépêche du Midi, les blessures découvertes sur le corps du petit garçon ont alerté les secours dès leur arrivée.

Un dossier désormais entre les mains du pôle criminel de Toulouse

Mercredi, la situation a basculé. Le décès du mineur a entraîné un changement de cadre juridique : l’enquête s’oriente désormais vers une qualification criminelle. Le parquet d’Albi a transmis le dossier à celui de Toulouse, compétent pour les affaires les plus graves. C’est désormais le pôle criminel qui est saisi, laissant présager l’ouverture d’une information judiciaire pour homicide sur mineur. Les investigations se poursuivent pour déterminer la chronologie exacte des faits, les responsabilités précises des adultes présents dans le foyer, et l’éventuelle existence de précédents signalements. En attendant, la justice tente de recomposer les dernières heures d’un enfant de deux ans, dont la courte vie s’est arrêtée dans un contexte de violences domestiques présumées. Une tragédie de plus, dans un pays qui en recense chaque année plusieurs dizaines.

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