Belfort : ouverture sous tension du procès géant pour trafic de drogue
Belfort : ouverture sous tension du procès géant pour trafic de drogue

Pau, samedi 14 juin, un peu avant midi. Sur le boulevard des Pyrénées, en plein cœur de la ville, un homme d’une trentaine d’années est violemment attaqué à l’arme blanche. Il s’effondre quelques mètres plus loin, sur un banc. La gorge et le torse en sang. L’agresseur, lui, s’évanouit dans la nature. Une scène de violence rare qui glace les passants et plonge le quartier dans la stupeur.

Un cri, du sang et l’horreur en plein jour

Les secours arrivent rapidement. La victime, grièvement blessée, est médicalisée sur place avant d’être transportée en urgence absolue vers l’hôpital de Pau. Selon le procureur de la République, Rodolphe Jarry, plusieurs coups de couteau l’ont atteint à des zones vitales, notamment au niveau de la gorge. En début d’après-midi, son pronostic vital est engagé. Samedi soir, les médecins confirment qu’il n’est plus en danger de mort, laissant espérer un futur témoignage pour éclaircir les faits. Les circonstances précises de l’agression demeurent floues. Aucune altercation préalable n’a pour l’instant été identifiée. S’agissait-il d’un règlement de comptes, d’un acte de démence ou d’une attaque gratuite ? La police judiciaire, désormais saisie de l’enquête, n’écarte aucune piste. Les premières investigations menées par le commissariat de Pau n’ont pour l’instant permis ni d’identifier formellement le suspect, ni de déterminer avec certitude le lieu initial de l’attaque. Seules certitudes : la victime a été violemment frappée, a tenté de fuir, puis s’est effondrée quelques dizaines de mètres plus loin, semant derrière elle plusieurs traces de sang sur la chaussée.

Aucune caméra, peu d’indices, mais des témoins marqués

Les enquêteurs de la police scientifique ont « gelé » les lieux pendant plusieurs heures. Les techniciens ont tenté de remonter le parcours de la victime, sans réussir à localiser avec exactitude l’endroit où les coups ont été portés. Le signalement vestimentaire de l’agresseur a été diffusé aux forces de l’ordre. La gendarmerie a également été alertée. Côté riverains, l’émotion est palpable. Une habitante raconte avoir entendu un cri terrible, malgré les fenêtres fermées. Une autre, qui partait aux halles, a découvert la scène en direct : l’homme étendu sur un banc, le Samu penché sur lui, puis la police qui bloque l’accès au quartier. L’absence de caméras de vidéosurveillance dans ce secteur fréquenté suscite déjà des critiques. Certains habitants disent ne plus se sentir en sécurité. À Pau, une question reste en suspens : pourquoi cet homme a-t-il été poignardé en plein jour, au cœur de la ville, sans que personne ne l’ait vu venir ?

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