Une mise en scène réalisée au sein d’une école d’art de Mulhouse a provoqué une vive réaction des autorités locales et nationales. Lors d’un événement organisé à la Haute École des Arts du Rhin, des étudiants ont symboliquement détruit une sculpture en carton représentant un véhicule de la police nationale, suscitant l’indignation du préfet du Haut-Rhin et de plusieurs responsables politiques.
Selon la préfecture, la scène s’est déroulée jeudi 29 janvier dans un cadre présenté comme artistique. La structure, assimilée à une piñata géante, a été frappée à coups de bâtons sous les encouragements du public, tandis que des messages hostiles à l’action policière étaient lus à haute voix. Pour le préfet Emmanuel Aubry, il s’agit d’« attaques indignes » qui ne sauraient être couvertes par la liberté d’expression artistique.
La justice saisie, l’État affiche sa fermeté
Estimant que cette performance dépasse les limites admissibles, le représentant de l’État a annoncé avoir saisi la justice afin de déterminer d’éventuelles responsabilités pénales. Il a également rappelé l’engagement quotidien des forces de l’ordre, citant des interventions récentes ayant permis de sauver des vies dans le département, afin de souligner le décalage entre la mise en scène et la réalité du terrain.
La réaction a rapidement dépassé le cadre local. Le ministre de l’Intérieur a dénoncé des faits « inadmissibles », jugeant d’autant plus choquant qu’ils aient eu lieu dans un établissement public. Des responsables politiques de droite ont, eux aussi, condamné ce qu’ils considèrent comme une banalisation de la violence symbolique contre la police, appelant à ne pas laisser prospérer une hostilité qu’ils estiment dangereuse pour la cohésion républicaine.