À Gaza, un enfant palestinien se noie dans un camp inondé alors que l’hiver aggrave la crise humanitaire
À Gaza, un enfant palestinien se noie dans un camp inondé alors que l’hiver aggrave la crise humanitaire

Un garçon palestinien de 7 ans est mort noyé dans des eaux boueuses après que de fortes pluies ont submergé le camp de tentes où vivait sa famille à Gaza Ville, a indiqué l’UNICEF. Les images diffusées montrent des secouristes tentant d’extraire son corps pris dans la boue, symbole brutal des conditions de vie imposées à une population presque entièrement déplacée après deux années de guerre.

Selon l’agence onusienne, l’enfant, prénommé Ata Mai, vivait avec ses frères et sœurs dans un camp d’environ quarante tentes. Leur mère avait été tuée plus tôt dans le conflit. Les intempéries hivernales frappent de plein fouet la bande de Gaza, où la majorité des plus de deux millions d’habitants a perdu son logement et survit dans des abris précaires.

Les pluies répétées ont transformé les routes en bourbiers, provoqué l’effondrement de bâtiments déjà fragilisés par les bombardements et inondé des camps entiers. L’UNICEF indique qu’au moins six enfants sont morts ces dernières semaines de causes liées aux conditions météorologiques, tandis que le ministère de la Santé de Gaza fait état de plusieurs décès dus à l’hypothermie.

Arrestations en Cisjordanie et morts d’enfants à Gaza

Parallèlement, en Cisjordanie, les forces israéliennes ont mené une vaste opération d’arrestations, interpellant environ cinquante Palestiniens, principalement à Ramallah, selon la Société des prisonniers palestiniens. L’armée israélienne n’a pas réagi immédiatement à ces informations. La violence s’est intensifiée dans le territoire depuis le début de la guerre, avec des opérations militaires meurtrières, une hausse des attaques de colons israéliens et des représailles palestiniennes.

À Gaza, un autre garçon de 9 ans est décédé jeudi dans le nord du territoire. Les circonstances restent floues. Des responsables hospitaliers ont évoqué des tirs israéliens près de la ligne de cessez le feu, tandis qu’un membre de la famille a affirmé que l’enfant aurait été tué par un engin non explosé trouvé alors qu’il jouait. L’armée israélienne a dit ne pas avoir connaissance de l’incident.

Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez le feu fragile entre Israël et le Hamas, les bombardements de grande ampleur ont diminué, mais les décès se poursuivent presque quotidiennement. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 400 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, portant le bilan total de la guerre à plus de 71 000 morts.

Les agences humanitaires alertent sur une situation qui continue de se détériorer. « Des équipes visitant les camps de déplacés décrivent des conditions épouvantables qu’aucun enfant ne devrait endurer », a déclaré Edouard Beigbeder, directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, appelant à une amélioration urgente de l’accès à des abris sûrs et à l’aide humanitaire.

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