La tempête Goretti a balayé violemment l’ouest et le nord de la France, confirmant les craintes exprimées par les services météorologiques. Jeudi 8 janvier, des rafales atteignant 140 km/h ont été mesurées à la pointe de Saint-Mathieu, dans le Finistère, tandis que Brest enregistrait des vents dépassant les 120 km/h. Sur le littoral comme à l’intérieur des terres, l’épisode s’est imposé comme l’un des plus marquants de cet hiver. Dès l’après-midi, des images de vagues déferlantes et de bourrasques impressionnantes ont circulé, illustrant la brutalité de ce phénomène qualifié de « bombe météorologique ». Face à l’intensité annoncée, les autorités ont renforcé les dispositifs de vigilance. Trente-deux départements ont été placés en vigilance orange pour le vent, tandis que la Manche a basculé en vigilance rouge, un niveau rarement déclenché, en raison de la violence exceptionnelle des rafales attendues. Les prévisions faisaient état de pointes pouvant atteindre 150 à 160 km/h sur les côtes de la moitié nord, et jusqu’à 130 ou 140 km/h à l’intérieur des terres. Des vitesses comparables à celles observées lors de phénomènes cycloniques, selon les spécialistes des risques météorologiques, qui avaient appelé à une extrême prudence.
Transports, écoles et activités mis à l’arrêt face à une situation jugée exceptionnelle
Dans la Manche, placée en alerte rouge dès jeudi soir, les autorités maritimes ont mis en garde contre un état de la mer jugé extrêmement dangereux. Les usagers ont été appelés à renoncer à toute sortie en mer durant le passage de la tempête, la phase la plus critique s’étant étendue de la soirée au cœur de la nuit. Sur terre, la décision a été prise de fermer l’ensemble des établissements scolaires pour la journée de vendredi, une mesure également appliquée en Seine-Maritime, où l’alerte orange est entrée en vigueur dans la soirée de jeudi. Les transports ferroviaires ont été fortement perturbés. En Normandie, la circulation des trains a été suspendue dès le début de soirée afin de garantir la sécurité des voyageurs et des personnels. D’autres régions ont pris des mesures similaires, avec des interruptions de lignes ou des circulations fortement ralenties, notamment en Bretagne, dans le Centre-Val de Loire et dans les Hauts-de-France, où aucun train régional ne va circuler jusqu’en milieu d’après-midi aujourd’hui.