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Judit Polgár décline la proposition de candidature à la présidence hongroise

Judit Polgár décline la proposition de candidature à la présidence hongroise
Judit Polgár décline la proposition de candidature à la présidence hongroise

La joueuse d’échecs Judit Polgár a refusé de se présenter à la présidence de la Hongrie, estimant ne pas avoir la force d’assumer la responsabilité d’unir une nation divisée. Péter Magyar, chef du parti Tisza, lui avait personnellement soumis la proposition ce lundi.

C’est sur Facebook que Judit Polgár a rendu publique sa décision. « Je considère comme l’honneur de ma vie la proposition des initiateurs de me présenter au poste de présidente de la République, je leur en suis extrêmement reconnaissante », a-t-elle écrit, avant d’expliquer qu’elle ne se sentait pas la force d’assumer une telle responsabilité historique dans un pays profondément divisé.

La joueuse d’échecs la plus titrée de tous les temps n’a communiqué sa réponse qu’après que le groupe parlementaire de Tisza lui avait apporté un soutien sans équivoque. Plusieurs voix ont toutefois souligné, dans l’espace public, que sa nomination n’avait pas été précédée d’une large consultation de la société civile, contrairement aux engagements pris antérieurement par le parti.

Péter Magyar a réagi avec sobriété : « Chère Judit, merci pour tout ce que vous avez fait pour la Hongrie ! Je peux sans doute dire au nom de plusieurs millions de Hongrois que, d’une manière ou d’une autre, nous continuerons à compter sur vous à l’avenir ! »

Le contexte institutionnel pèse sur cette séquence. À la suite d’une révision constitutionnelle, le mandat du chef de l’État Tamás Sulyok a pris fin ce lundi. Les fonctions présidentielles sont désormais assurées à titre provisoire par la présidente du Parlement, Ágnes Forsthoffer. Le Parlement dispose de trente jours pour élire un nouveau président de la République.

La question reste ouverte quant à la durée du mandat de ce futur président. Les dirigeants de Tisza ont à plusieurs reprises plaidé pour une élection présidentielle au suffrage direct, ce qui laisserait entendre que le titulaire élu dans ce délai n’occuperait le poste que temporairement, jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution.

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