L’autorité irlandaise de protection des données (DPC) a annoncé mardi 17 février l’ouverture d’une enquête européenne visant X, après la diffusion de deepfakes sexuels générés via le compte @Grok, lié au chatbot d’IA Grok. Ces contenus détournés mettaient en scène des personnes réelles, parfois des mineurs, selon la DPC.
L’objectif est de déterminer si X a respecté ses obligations au regard du RGPD, notamment sur le traitement de données personnelles lié à la création et à la publication de ces images. La DPC agit au nom de l’Union européenne car le siège européen de X se trouve en Irlande, ce qui lui donne compétence pour enquêter et, le cas échéant, infliger une sanction pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial.
X sous pression face au cadre réglementaire européen
Cette enquête intervient dans un contexte de critiques croissantes autour de Grok, accusé de permettre la génération d’images sexualisées à partir de photos ou vidéos. X a indiqué mi-janvier avoir restreint son outil dans les pays où ce type de création est illégal, tandis que plusieurs États ont renforcé leur pression réglementaire.
Parallèlement, la Commission européenne a déjà lancé fin janvier une procédure distincte visant X sur le respect des règles européennes de protection contre les contenus illégaux. Bruxelles avait également demandé début janvier à la plateforme de conserver ses documents et données internes relatifs à Grok jusqu’à la fin de l’année.