L’Union européenne a annoncé mardi vouloir coordonner ses actions avec les États-Unis et d’autres partenaires du G7 pour contrer les nouvelles restrictions chinoises sur les exportations de terres rares, des matériaux essentiels à l’industrie des technologies et de la défense.
Réunis à Horsens, au Danemark, les ministres européens du Commerce ont souligné la nécessité d’une réponse commune et stratégique face à ce qu’ils qualifient de « pression économique » exercée par Pékin. Ces métaux, indispensables à la fabrication de batteries, d’éoliennes, de semi-conducteurs et d’équipements militaires, sont largement dominés par la Chine, qui contrôle environ 70 % de la production mondiale.
« Nous ne pouvons pas rester dépendants d’un seul fournisseur pour des ressources aussi critiques », a déclaré Valdis Dombrovskis, commissaire européen au Commerce. Selon lui, l’UE doit « diversifier ses chaînes d’approvisionnement et investir dans ses propres capacités d’extraction et de raffinage ».
Les États-Unis ont également dénoncé la décision de Pékin d’étendre ses contrôles à plusieurs minerais stratégiques, dont le néodyme, le dysprosium et le terbium, utilisés dans les aimants permanents et les moteurs électriques.
Des discussions techniques sont en cours entre Bruxelles, Washington et Tokyo pour élaborer une réponse coordonnée, qui pourrait inclure de nouvelles aides publiques aux projets miniers dans les pays alliés et un mécanisme de stockage stratégique.
Cette escalade s’inscrit dans un contexte de rivalité économique croissante entre la Chine et l’Occident, après les mesures américaines et européennes visant à limiter l’accès de Pékin aux technologies avancées, notamment les puces d’intelligence artificielle et les équipements de lithographie.