Le Kenya prévoit de finaliser un accord commercial avec les États-Unis avant la fin de 2025, a déclaré son ministre du Commerce, Lee Kinyanjui, dans un entretien accordé à Reuters. Ce serait le premier accord de ce type entre Washington et une économie d’Afrique subsaharienne.
Cette perspective intervient alors que le programme commercial préférentiel African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui permet à plusieurs pays africains d’exporter sans droits de douane vers les États-Unis, arrive à expiration ce mois-ci. Nairobi espère ainsi sécuriser l’accès de ses exportations, notamment dans le secteur textile, à l’un de ses marchés les plus importants.
« Cela dépend aussi des Américains, mais de notre point de vue, nous devrions être en mesure d’avoir quelque chose sur la table avant la fin de l’année », a indiqué Kinyanjui. Le ministre avait rencontré le mois dernier à Washington Jamieson Greer, représentant du bureau américain du commerce (USTR), et les deux parties avaient convenu de lancer les discussions en vue d’un accord réciproque.
Pour l’heure, aucun calendrier officiel de négociations n’a été annoncé. Les États-Unis n’ont pas encore commenté l’état d’avancement des pourparlers, mais cet accord représenterait une étape symbolique importante, confirmant la volonté de Washington de renforcer ses liens économiques avec l’Afrique.
Pour Nairobi, la conclusion de cet accord serait un atout majeur pour consolider sa position d’exportateur clé vers le marché américain et attirer de nouveaux investissements, alors que le pays cherche à diversifier son économie et à stimuler sa croissance.