Le Pentagone a annoncé lundi le retrait des quelque 700 Marines en service actif déployés à Los Angeles depuis le mois dernier. Leur mission consistait à sécuriser les bâtiments fédéraux et à protéger le personnel gouvernemental face à une vague de manifestations déclenchée par les nouvelles mesures de répression de l’immigration mises en place par le président Donald Trump.
Ce retrait marque une nouvelle phase de désescalade, après la décision prise la semaine précédente de retirer environ la moitié des 4 000 membres de la Garde nationale déployés dans la ville. Les forces armées avaient été mobilisées en réponse à des manifestations massives et parfois violentes, survenues après l’annonce d’une série de décrets exécutifs limitant l’accès à l’asile et renforçant les expulsions.
Le recours à des troupes fédérales, dont les Marines, avait suscité un vif débat aux États-Unis. Plusieurs élus locaux et organisations de défense des droits civiques avaient dénoncé une militarisation excessive de la réponse aux manifestations, y voyant une atteinte aux libertés civiles et à l’autonomie des gouvernements locaux.
Selon le Pentagone, les Marines n’ont pas été engagés dans des opérations actives de maintien de l’ordre, mais ont assuré des tâches de soutien, notamment la protection de sites fédéraux jugés sensibles. Aucun incident majeur impliquant les troupes n’a été signalé durant leur déploiement, bien que la situation sur le terrain ait été marquée par des tensions récurrentes entre manifestants et forces de l’ordre.
L’administration Trump justifie cette démonstration de force par la nécessité de maintenir l’ordre face à ce qu’elle décrit comme des « mouvements anarchistes coordonnés » opposés à sa politique migratoire. De leur côté, les opposants au président dénoncent un climat de répression généralisée et accusent le gouvernement de criminaliser les mobilisations sociales.
La fin de ce déploiement ne signifie pas pour autant une accalmie durable. De nouvelles manifestations sont prévues dans plusieurs grandes villes du pays, alors que les mesures migratoires continuent de susciter une vive opposition. Les autorités fédérales assurent toutefois que les forces resteront prêtes à intervenir rapidement en cas de regain de tensions.