États-Unis et Chine relancent les négociations à Stockholm pour éviter une reprise de la guerre commerciale
États-Unis et Chine relancent les négociations à Stockholm pour éviter une reprise de la guerre commerciale

Les États-Unis et la Chine ont entamé, mardi à Stockholm, une deuxième journée de discussions visant à apaiser les tensions économiques persistantes entre les deux plus grandes puissances mondiales. Ces pourparlers, tenus dans les bureaux du gouvernement suédois à Rosenbad, visent notamment à prolonger une trêve tarifaire de 90 jours établie en mai dernier et à prévenir une nouvelle escalade de la guerre commerciale.

Lundi, les délégations américaine et chinoise se sont réunies pendant plus de cinq heures sans faire de déclaration publique à l’issue de cette première session. Bien qu’aucune percée décisive ne soit attendue à court terme, les discussions pourraient aboutir à une prolongation temporaire du statu quo tarifaire. Une telle avancée permettrait de maintenir un climat de dialogue et d’envisager, à terme, une rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping — une éventualité que Trump a toutefois catégoriquement niée mardi, rejetant toute initiative personnelle en ce sens.

Pékin espère profiter de cette séquence diplomatique pour obtenir des concessions sur les droits de douane imposés par les États-Unis, ainsi que sur les restrictions qui pèsent sur les exportations de technologies sensibles. Selon des analystes présents à Stockholm, les négociateurs chinois se présentent avec un sentiment de confiance, conscients du levier que leur poids économique et leur rôle dans les chaînes d’approvisionnement mondiales leur confèrent dans ces pourparlers.

La guerre commerciale entre les deux pays, relancée après l’élection de Donald Trump à un second mandat en novembre dernier, a entraîné une série de mesures protectionnistes mutuelles ayant lourdement affecté les marchés mondiaux et les échanges bilatéraux. Si la trêve instaurée en mai a offert un répit aux entreprises des deux pays, les différends structurels, notamment en matière de propriété intellectuelle, de transfert de technologies et d’accès au marché, demeurent.

La Suède, pays hôte de ces négociations, agit comme facilitateur neutre dans ce dialogue stratégique. Le choix de Stockholm reflète la volonté des deux puissances de trouver un terrain d’entente en dehors de leurs sphères d’influence directe. À ce stade, aucune date n’a été annoncée pour la clôture des discussions ni pour une éventuelle déclaration conjointe.

Alors que les marchés scrutent avec attention la moindre avancée, cette reprise du dialogue offre un signal d’apaisement, même modeste, dans un contexte international tendu. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si les deux géants économiques sont prêts à dépasser leurs différends ou s’ils se dirigent vers une nouvelle phase de confrontation.

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