Le Pentagone a renforcé le développement de son système de défense antimissile Golden Dome en attribuant une série de nouveaux contrats à la Force spatiale américaine, selon plusieurs sources proches du dossier. Ces accords s’inscrivent dans une stratégie visant à concevoir des prototypes de systèmes capables d’intercepter des missiles depuis l’espace, une capacité considérée comme essentielle face aux menaces émergentes.
D’après ces sources, plusieurs grandes entreprises du secteur de la défense auraient été sélectionnées, parmi lesquelles Northrop Grumman, True Anomaly, Lockheed Martin et Anduril. Les autorités n’ont pas confirmé officiellement les noms des contractants, mais un porte-parole de la Force spatiale a reconnu que les attributions avaient bien eu lieu. Il a toutefois refusé de préciser quelles sociétés avaient été retenues, invoquant la sensibilité du programme.
Ces premiers contrats constituent une étape décisive dans la mise au point de nouvelles technologies destinées à compléter le Golden Dome, un système de défense antimissile promu par le président Donald Trump comme une avancée majeure dans la protection du territoire américain. Les prototypes issus de cette phase pourraient ouvrir la voie à des contrats de production d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, renforçant encore l’implication industrielle autour du projet.
L’objectif affiché est d’élargir les capacités américaines de détection et d’interception dans un environnement spatial de plus en plus contesté. Washington affirme que ces investissements sont nécessaires pour répondre aux avancées technologiques de pays concurrents et pour maintenir un avantage stratégique durable. Les prochains développements devraient permettre de préciser l’architecture finale du système, ainsi que le calendrier de sa mise en service.