Au moins douze Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans un campement de tentes situé dans l’ouest de la ville de Gaza, ont rapporté mardi les autorités sanitaires locales. Selon des médecins présents sur place, les tirs auraient été effectués par des chars israéliens stationnés au nord du camp de Shati, un secteur densément peuplé de l’enclave.
D’après ces sources médicales, deux obus auraient été tirés en direction de tentes abritant des familles déplacées par les combats, causant de lourdes pertes humaines. Le bilan fait également état de nombreux blessés, dont certains dans un état critique, évacués vers les hôpitaux de la région déjà saturés par les précédentes vagues de violences.
Ce nouveau drame survient dans un contexte de conflit intense entre Israël et les groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, où les civils paient un tribut particulièrement élevé. Le camp de Shati, l’un des plus anciens et les plus densément peuplés de Gaza, a déjà été frappé à plusieurs reprises depuis le début des hostilités.
Les autorités israéliennes n’ont pas immédiatement commenté l’incident. Dans d’autres cas similaires, l’armée israélienne a affirmé cibler des infrastructures militaires ou des combattants du Hamas, tout en accusant les groupes armés de se dissimuler au sein des zones civiles.
Sur le terrain, la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Des centaines de milliers de Palestiniens déplacés vivent dans des conditions précaires dans des camps de fortune, souvent sans accès suffisant à l’eau, à la nourriture ou aux soins médicaux. L’incident de mardi illustre une fois de plus la vulnérabilité extrême de ces populations face aux opérations militaires en cours.
La communauté internationale continue d’exhorter les parties à la retenue et à la protection des civils, mais les appels peinent à infléchir la spirale de la violence.