À Bethléem, en Cisjordanie occupée, un gigantesque sapin de Noël décoré de boules rouges et dorées a été illuminé samedi sur la place de la Mangeoire, devant l’église de la Nativité, pour la première fois depuis 2022. L’événement, hautement symbolique, s’est déroulé alors que la trêve en vigueur à Gaza continue d’être globalement respectée, offrant un rare moment de répit et d’optimisme dans une région marquée par des mois de violence.
Il s’agit de la première cérémonie publique d’installation d’un sapin de Noël dans la ville depuis trois ans, après que la guerre à Gaza a ravagé l’économie locale et paralysé le tourisme, pilier essentiel de Bethléem. Les festivités, autrefois attirant des foules internationales, avaient été annulées ou drastiquement réduites en raison du conflit et de l’instabilité persistante.
Le retour des célébrations a attiré de nombreux Palestiniens, qui ont filmé l’illumination du sapin avec leurs téléphones, témoignant d’un désir collectif de normalité et de joie malgré les épreuves. Pour beaucoup, ce moment représente une parenthèse bienvenue dans un quotidien particulièrement difficile, alors que la région tente de se reconstruire socialement et économiquement.
Le maire de Bethléem, présent lors de l’événement, a toutefois rappelé que la situation à Gaza restait dramatique. Il a souligné que la souffrance de ses habitants ne pouvait être ignorée, même au milieu des festivités, et a appelé à un soutien continu pour les populations affectées. Entre espoir fragile et douleur persistante, la ville natale du récit chrétien de Noël tente ainsi de retrouver une lueur de lumière.