Massacre dans une église à l’est du Congo : 38 fidèles tués par des rebelles liés à l’État islamique
Massacre dans une église à l’est du Congo : 38 fidèles tués par des rebelles liés à l’État islamique

Une attaque sanglante a endeuillé la ville de Komanda, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où des rebelles affiliés au groupe État islamique ont pris d’assaut une église pendant une messe nocturne, tuant au moins 38 personnes et en blessant 15 autres. Plusieurs fidèles sont toujours portés disparus, selon les autorités locales.

L’assaut a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, alors que de nombreux chrétiens participaient à une veillée religieuse dans une église catholique de la ville. Les assaillants, identifiés comme des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), sont arrivés armés de fusils et de machettes, selon Jean Kato, responsable de l’administration locale, qui s’est exprimé auprès de Reuters.

Christophe Munyanderu, un militant des droits humains présent dans la zone au moment des faits, a rapporté que des tirs avaient été entendus durant la nuit, mais que la population pensait à une tentative de vol. « Les rebelles ont principalement attaqué les chrétiens qui passaient la nuit dans l’église catholique », a-t-il déclaré. « Malheureusement, ces personnes ont été tuées à coups de machette ou de balles. »

L’ADF, groupe armé initialement ougandais, est actif depuis des années dans la région du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ils sont aujourd’hui considérés comme la branche locale de l’État islamique en Afrique centrale, avec une multiplication d’attaques meurtrières contre des civils, des villages et des lieux de culte. Cette attaque constitue l’un des pires massacres religieux récents dans la région.

Les forces de sécurité congolaises n’avaient pas encore confirmé si une opération avait été lancée pour retrouver les auteurs de l’attaque, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues.

Le massacre de Komanda illustre une fois de plus l’extrême vulnérabilité des populations civiles dans l’est de la RDC, en proie à une violence chronique et à l’incapacité de l’État à garantir la sécurité dans une région où des dizaines de groupes armés continuent d’opérer en toute impunité.

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