Voiture électrique : des réparations 11 % plus coûteuses que pour les modèles thermiques
Voiture électrique : des réparations 11 % plus coûteuses que pour les modèles thermiques

Selon une étude publiée ce jeudi par France Assureurs, les véhicules électriques coûtent en moyenne 11 % plus cher à réparer qu’un modèle thermique après un sinistre. Un écart qui s’explique par la complexité des batteries, l’électronique embarquée et le poids supérieur de ces véhicules, trois facteurs qui pourraient bientôt peser sur les primes d’assurance auto. Les conclusions s’appuient sur l’analyse de près de deux millions de véhicules. Les réparations liées aux dommages corporels affichent une hausse moyenne de 14 %, tandis que les bris de glace explosent de 28 %. Les composants électroniques et les batteries apparaissent comme les principaux responsables de cette inflation. « Seule la moitié des constructeurs propose aujourd’hui des batteries réparables », souligne France Assureurs. Dans les autres cas, un simple choc peut conduire à une mise à la casse du véhicule, même si les dégâts sont limités.

Des pièces plus chères et des chocs plus violents

L’étude révèle également que les optiques, pare-brises et capteurs intégrés sont en moyenne 24 % plus chers à remplacer. Le surpoids des véhicules électriques, supérieur de 41 % à celui des voitures thermiques, amplifie la force des impacts lors des collisions. Ces éléments conjugués augmentent mécaniquement la facture pour les assureurs. Selon un sondage OpinionWay, seuls 22 % des Français savent que les véhicules électriques entraînent des coûts d’assurance plus élevés. Or, les tarifs auto ont déjà augmenté de 20 % en cinq ans et devraient encore progresser de 4 % à 6 % en 2026, selon France Assureurs. Cette évolution fait craindre une hausse du nombre de véhicules non assurés, notamment parmi les jeunes conducteurs.

Les assureurs appellent les constructeurs à la coopération

Pour contenir la hausse des primes, France Assureurs appelle les constructeurs à rendre leurs modèles plus réparables. La fédération plaide pour un partage des données techniques entre constructeurs et réparateurs, une meilleure accessibilité des pièces et la promotion du recyclage. Elle souhaite également la création d’un « indice de réparabilité » des véhicules, élaboré par l’association SRA (Sécurité et Réparation Automobiles). Cet indicateur permettra d’évaluer, dès la sortie d’un modèle, son coût potentiel de réparation et son impact sur les assurances. Objectif affiché : limiter les dérives tarifaires tout en intégrant la réparabilité dans la conception même des voitures électriques, afin que la transition vers une mobilité décarbonée ne se transforme pas en casse-tête financier.

Que retenir rapidement ?

Selon une étude publiée ce jeudi par France Assureurs, les véhicules électriques coûtent en moyenne 11 % plus cher à réparer qu’un modèle thermique après u

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