Le président du château de Versailles, Christophe Leribault, va à être nommé à la tête du musée du Louvre. Christophe Leribault succédera ainsi à Laurence des Cars, en poste depuis 2021 à la présidence du plus grand musée français.
Historien de l’art et diplômé de l’École du Louvre, Christophe Leribault bénéficie d’un parcours reconnu dans le monde culturel. Il dirige actuellement le château, le musée et le domaine national de Versailles. Auparavant, il a occupé des fonctions de premier plan, notamment comme directeur du Petit Palais puis comme président du musée d’Orsay entre 2021 et 2024.
Un profil institutionnel solidement établi
Au-delà de ses responsabilités de direction, Christophe Leribault a été élu en janvier 2023 membre de l’Académie des Beaux-arts, au fauteuil VIII de la section des membres libres. Il succède à Pierre Cardin, figure majeure de la création française. Cette élection vient consacrer une carrière marquée par la gestion d’institutions culturelles emblématiques et par une expertise reconnue en histoire de l’art.
La démission de Laurence des Cars et l’appel à une « nouvelle impulsion »
La nomination annoncée de Christophe Leribault fait suite à la démission officielle de Laurence des Cars, remise le mardi 24 février au président de la République. Emmanuel Macron a accepté ce départ en saluant un « acte de responsabilité » et en estimant que le musée du Louvre avait besoin d’une « nouvelle impulsion » pour faire face aux défis actuels.
Laurence des Cars avait déjà présenté sa démission en octobre dernier, peu après le cambriolage survenu au sein du musée, mais celle-ci avait alors été refusée par la ministre de la Culture Rachida Dati. Interrogée par Le Figaro après son départ définitif, Laurence des Cars affirme néanmoins avoir remis le Louvre « en mouvement ». « Cette lucidité a pu être parfois douloureuse mais elle était indispensable pour mettre le Louvre sur la voie de la transformation. J’en paye peut-être le prix aujourd’hui », a-t-elle déclaré, assurant avoir tout mis en œuvre pour « essayer de protéger l’institution ».
Un climat de crise persistant au Louvre
Le contexte est actuellement particulièrement tendu pour le musée du Louvre. L’établissement public est confronté à des mouvements sociaux répétés, à une dégradation progressive du bâtiment classé et à une vaste affaire de fraude à la billetterie, dont le préjudice est estimé à plus de 10 millions d’euros selon des sources judiciaires. Ces difficultés expliquent en grande partie la volonté de l’exécutif d’ouvrir une nouvelle phase pour l’institution.