Une étude portant sur un éventuel transfert d’eau depuis la Dordogne, en Corrèze, vers le bassin de la Charente a été présentée cette semaine aux élus locaux. Lancée il y a environ un an, cette analyse visait à anticiper les tensions hydriques attendues dans le bassin charentais, qui pourrait manquer d’ici 2050 de 80 à 100 millions de mètres cubes d’eau selon les projections scientifiques.
Une partie de ce déficit devrait être compensée par des mesures de sobriété, mais environ 40 millions de mètres cubes resteraient à trouver. Les collectivités concernées ont donc étudié l’hypothèse d’une solidarité entre bassins, en captant des excédents hivernaux en Corrèze pour les acheminer vers la Charente.
Un projet technique complexe et très coûteux
L’étude identifie un site potentiel près du pont d’Arpiat, sur la Dordogne, où un barrage pourrait être construit pour stocker environ 45 millions de mètres cubes d’eau. Cette réserve servirait ensuite à alimenter le bassin de la Charente grâce à un réseau de conduites sous pression et de stations de pompage.
Un tel dispositif représenterait toutefois un investissement très élevé, estimé à au moins 600 millions d’euros. À ce stade, aucune décision n’a été prise. Les départements concernés évoquent simplement une piste parmi d’autres pour répondre aux défis liés au changement climatique et à la gestion future des ressources en eau.