Suite à l’enquête sur le zoo d’Ambani, un organisme de l’ONU revient sur sa demande de limiter les importations d’animaux en Inde
Suite à l’enquête sur le zoo d’Ambani, un organisme de l’ONU revient sur sa demande de limiter les importations d’animaux en Inde

Un projet visant à transférer en Inde des spécimens d’un perroquet extrêmement rare, l’ara de Spix, soulève une vive controverse impliquant le zoo Vantara, financé par la famille milliardaire Ambani, et plusieurs autorités internationales.

Considéré comme éteint à l’état sauvage jusqu’à récemment, l’ara de Spix est aujourd’hui au cœur d’un programme de conservation sensible. Selon Reuters, le zoo Vantara, qui a déjà importé des animaux de nombreux pays, nie tout paiement commercial pour ces transferts, affirmant agir uniquement dans un but de protection des espèces.

Mais le projet attire l’attention des autorités européennes, qui examinent avec une grande prudence les demandes d’exportation d’animaux sauvages impliquant l’Inde et Vantara. Le Brésil, pays d’origine de l’ara de Spix, a de son côté exprimé des réserves sur l’idée de voir certains de ces oiseaux transférés vers l’Inde.

Une enquête menée en Inde a toutefois blanchi Vantara de tout acte répréhensible, concluant que le zoo respectait les réglementations nationales en matière de commerce et de conservation des espèces protégées.

L’affaire met en lumière les tensions entre initiatives privées de conservation, enjeux de prestige et préoccupations internationales concernant la préservation de l’une des espèces d’oiseaux les plus rares et emblématiques du monde. Elle illustre également la manière dont la puissance financière de la famille Ambani place ses projets sous un intense examen médiatique et diplomatique.

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