La contribution des forêts françaises à la réduction du dioxyde de carbone connaît un net affaiblissement, selon un rapport publié lundi par l’association Canopée. En deux décennies, leur capacité d’absorption a été divisée par plus de deux, remettant en cause leur rôle central dans la stratégie climatique nationale.
Ce recul s’explique par une dégradation progressive de l’état des massifs forestiers. La mortalité accrue des arbres, combinée à un ralentissement de leur croissance et à une intensification des coupes, limite fortement leur aptitude à stocker le carbone issu des activités humaines.
Un équilibre fragilisé par les choix de gestion
Les auteurs du rapport pointent également l’impact des orientations publiques. La stratégie nationale bas carbone prévoit une hausse des prélèvements de bois à l’horizon 2030, une trajectoire qui pourrait encore réduire la capacité de stockage des forêts de plusieurs millions de tonnes de CO2 chaque année.
Dans ce contexte, l’association appelle à revoir les priorités en matière de politique climatique. Elle estime que la protection des puits naturels doit être considérée au même niveau que la réduction des émissions, alors que le réchauffement global, déjà supérieur à un degré depuis l’ère industrielle, continue d’accélérer.
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