Pas de répit pour les thermomètres. À partir du jeudi 7 août, la chaleur s’apprête à frapper durement l’ensemble du territoire, avec des pics attendus à plus de 40 °C dans le Sud. Alors que l’Aude pleure une victime dans un incendie ravageur et que les pompiers affrontent des flammes attisées par les vents et la sécheresse, une nouvelle vague de chaleur durable s’installe, aggravant une situation déjà tendue dans le sud de la France. Le phénomène, confirmé par Météo France et plusieurs climatologues, va frapper dès jeudi seize départements placés en vigilance jaune pour canicule. Des maximales généralisées au-dessus de 35 °C sont annoncées, avec des pointes à 37 voire 38 °C dans le Sud-Ouest et sur la vallée du Rhône. Dans les grandes villes du Nord-Est, comme Paris et Strasbourg, les températures culmineront autour de 33 à 34 °C durant le week-end. Les nuits tropicales s’installent aussi : les minimales peineront à descendre sous les 20 °C.
Un déséquilibre thermique symptomatique du dérèglement climatique
Les spécialistes évoquent un déséquilibre persistant entre périodes fraîches et chaudes, qualifié de « signature du changement climatique ». En juillet, la France avait brièvement respiré grâce à une fraîcheur relative. Mais août remet les pendules à l’heure avec une anomalie thermique jusqu’à cinq fois supérieure à celle du mois précédent. Le contraste est brutal et, selon les scientifiques, représentatif d’un climat qui devient de plus en plus instable, entre extrêmes successifs et imprévisibilité croissante.
Dans les campagnes, la chaleur s’annonce redoutable
Les cultures maraîchères, déjà malmenées par un ensoleillement excessif et une pénurie d’eau, pourraient subir des pertes importantes. Le mercure devrait rester très élevé au moins jusqu’à dimanche, avant un possible nouveau pic la semaine suivante, aux alentours du 15 août. Météo France et La Chaîne Météo anticipent un retour des fortes chaleurs dès le dimanche 11 août, avec une extension progressive vers le nord. Si la Manche pourrait profiter d’un peu de fraîcheur grâce à une perturbation nuageuse, le reste de la France s’apprête à transpirer longuement. Dans un été déjà marqué par les incendies, les restrictions d’eau et la vigilance constante, cette nouvelle séquence caniculaire ne laisse guère de place à l’optimisme. À court terme, les vacanciers devront s’habituer à un climat de fournaise. À long terme, le pays devra composer avec la banalisation de ces coups de chaud à répétition.