Jamais la France n’avait connu une telle extension de vigilance. Ce lundi, 84 départements sont placés en vigilance orange canicule par Météo-France, un record absolu selon la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher. Le précédent pic datait de juillet 2019, avec 81 départements concernés. Seuls quelques rares territoires (notamment la côte normande, la Bretagne littorale, la Corse-du-Sud et le Pas-de-Calais) échappent encore à la vague de chaleur. Face à la situation, une cellule interministérielle de crise a été convoquée dimanche soir au ministère de l’Intérieur, place Beauvau. Les autorités sont sur le qui-vive, alors que les températures dépassent déjà les 40 °C dans plusieurs communes du sud du pays : à Grospierres (Ardèche), Lézignan-Corbières (Aude) ou encore Vinsobres (Drôme).
Écoles fermées, ligne d’urgence activée, mesures au compte-gouttes
Les conséquences concrètes de cette canicule s’intensifient. À Tours, la mairie a décidé de fermer toutes les écoles publiques dès lundi après-midi, et jusqu’à mardi. Dans le Vaucluse, le Thor et Cavaillon ont pris des mesures similaires pour les écoles maternelles et élémentaires. Mais aucune fermeture généralisée n’est prévue à l’échelle nationale. La Première ministre Élisabeth Borne a renvoyé la décision aux collectivités locales, prônant une gestion au cas par cas. Pour accompagner la population, le numéro vert « canicule info service » est de nouveau opérationnel : 0 800 06 66 66, joignable gratuitement de 9h à 19h. Des conseils pratiques sont également disponibles en ligne. Parmi les recommandations : boire régulièrement sans attendre la soif, s’humidifier le corps, éviter les sorties aux heures les plus chaudes, et privilégier les lieux climatisés. Météo-France prévient déjà : cette vague de chaleur s’inscrit dans la durée. Les températures devraient encore grimper en début de semaine, à l’exception du pourtour méditerranéen. Les autorités sanitaires s’attendent à une pression accrue sur les urgences, notamment pour les personnes âgées, les nourrissons et les personnes précaires. La vigilance s’impose.