Les États-Unis ont annoncé lundi une nouvelle série de sanctions visant des personnes et des entreprises accusées de faciliter les exportations de pétrole iranien vers la Chine. Cette décision marque un nouveau durcissement de la politique de l’administration Trump contre Téhéran, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient.
Le département du Trésor américain a indiqué que trois individus et neuf sociétés étaient désormais visés. Parmi elles, quatre entreprises sont basées à Hong Kong, quatre autres aux Émirats arabes unis, tandis qu’une neuvième est installée à Oman. Washington accuse ces structures d’avoir servi d’intermédiaires pour contourner les sanctions internationales imposées à l’Iran.
Selon les autorités américaines, ces réseaux auraient aidé le Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne à vendre et transporter du pétrole vers la Chine grâce à un système complexe de sociétés écrans. L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), chargé de l’application des sanctions financières, affirme que ces opérations permettent à Téhéran de continuer à financer ses activités militaires et stratégiques.
Cette annonce intervient quelques jours seulement après une autre vague de sanctions américaines visant des personnes et des entreprises accusées d’aider l’Iran à se procurer des armes ainsi que des composants utilisés dans la fabrication de drones et de missiles balistiques.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a assuré que l’administration Trump poursuivrait sa stratégie de pression économique maximale afin de couper les ressources financières du régime iranien. Selon lui, ces fonds servent notamment à financer le programme nucléaire iranien, la production d’armes et le soutien à des groupes alliés dans la région.
« Le Trésor continuera de couper le régime iranien des réseaux financiers qu’il utilise pour perpétrer des actes terroristes et déstabiliser l’économie mondiale », a déclaré Scott Bessent dans un communiqué officiel.
Parallèlement, le département d’État américain a annoncé une récompense pouvant atteindre 15 millions de dollars pour toute information permettant de perturber les mécanismes financiers du Corps des gardiens de la révolution islamique, que Washington considère comme une organisation terroriste.
Cette nouvelle offensive diplomatique et économique intervient à quelques jours d’une rencontre attendue entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping. Le chef de l’État américain devrait demander à Pékin d’accroître sa coopération sur le dossier iranien et de contribuer à la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
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