Le verdict est tombé ce vendredi devant les assises de l’Hérault : Sandrine Pissarra, la mère d’Amandine, a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 20 ans pour le meurtre de sa fille de 13 ans, décédée en août 2020. Son compagnon, jugé pour complicité et violences, a quant à lui été condamné à 20 ans de prison.
Au cours du procès, les jurés ont été confrontés à des détails glaçants sur les sévices subis par Amandine. La jeune adolescente a été victime de violences répétées dans un climat familial toxique, marqué par la maltraitance et l’absence totale de protection de la part de sa mère.
Sandrine Pissarra a été reconnue coupable d’avoir infligé ou laissé infliger à sa fille des souffrances insoutenables ayant conduit à sa mort. Le rôle de son compagnon, accusé de violences et de complicité, a également été lourdement pointé du doigt.
La perpétuité avec 20 ans de sûreté prononcée contre Sandrine Pissarra est une sanction logique. L’avocat général avait insisté sur l’horreur du calvaire subi par Amandine, qualifiant cette affaire de « véritable tragédie humaine ».
Quant au beau-père, sa peine de 20 ans de prison témoigne de la responsabilité reconnue par la cour dans les violences infligées à la jeune victime.
Présente lors de l’audience, la famille d’Amandine, visiblement émue, a salué ce verdict. Un proche a déclaré :
« Rien ne ramènera Amandine, mais ces condamnations sont un message fort : aucun enfant ne doit subir un tel enfer. »