L’Inde pousse pour des alternatives locales à Google et Microsoft sur fond de tensions avec Washington (AP)
L’Inde pousse pour des alternatives locales à Google et Microsoft sur fond de tensions avec Washington (AP)

Face à la montée des tensions commerciales avec les États-Unis, plusieurs ministres du gouvernement indien ont appelé à remplacer les applications américaines par des solutions nationales, renforçant ainsi la campagne « Made in India » du Premier ministre Narendra Modi.

Après la décision de Washington d’imposer un tarif de 50 % sur les importations indiennes, Modi a intensifié son appel à utiliser des produits « swadeshi » — fabriqués en Inde — afin de réduire la dépendance technologique du pays vis-à-vis des géants américains.

Le ministre des Technologies de l’information Ashwini Vaishnaw a illustré cette orientation en présentant cette semaine un projet gouvernemental conçu sans recourir à des outils étrangers : « La carte vient de MapmyIndia, pas de Google Maps », a-t-il déclaré en souriant. Il a également vanté les mérites du logiciel Zoho, concurrent indien de PowerPoint.

D’autres membres du cabinet ont relayé cet appel, encourageant les entreprises et les citoyens à privilégier des alternatives locales à WhatsApp, Microsoft 365 ou encore Google Workspace. Cette démarche s’inscrit dans un climat de méfiance croissante envers les multinationales américaines, accusées par certains responsables indiens d’avoir une influence excessive sur les infrastructures numériques du pays.

Toutefois, la transition s’annonce difficile : les marques américaines restent profondément ancrées dans les usages des centaines de millions d’internautes indiens, et les précédentes tentatives de substitution par des applications locales se sont souvent soldées par des échecs.

Malgré ces défis, New Delhi espère qu’une politique industrielle volontariste et un patriotisme économique numérique permettront, à terme, de bâtir un écosystème technologique souverain.

Que retenir rapidement ?

Face à la montée des tensions commerciales avec les États-Unis, plusieurs ministres du gouvernement indien ont appelé à remplacer les applications américai

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