Google et Meta convoqués par l’agence indienne de lutte contre le blanchiment d’argent
Google et Meta convoqués par l’agence indienne de lutte contre le blanchiment d’argent

Les dirigeants indiens de Google et de Meta ont été convoqués ce lundi par la Direction de l’application de la loi (ED), l’agence indienne chargée de la lutte contre la criminalité financière, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent liés à des applications de paris en ligne, ont indiqué deux sources gouvernementales à Reuters.

Selon la première source, l’ED cherche à déterminer si les deux géants technologiques ont contribué, volontairement ou non, à la promotion de ces applications illégales via leurs plateformes publicitaires, facilitant ainsi leur diffusion auprès d’un large public en Inde. Les autorités s’interrogent également sur d’éventuelles failles dans les mécanismes de filtrage publicitaire qui auraient permis à ces services de prospérer.

L’enquête fait partie d’un effort plus vaste lancé par l’agence indienne pour lutter contre le blanchiment d’argent impliquant des applications de jeux d’argent numériques, dont beaucoup opèrent en dehors du cadre légal. Plusieurs applications étrangères ou opérées par des entités fictives ont déjà été bloquées en Inde ces derniers mois.

Les représentants de Google et Meta n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. Les deux entreprises affirment en général coopérer avec les autorités locales dans le cadre des enquêtes officielles et respecter les lois en vigueur dans les pays où elles opèrent.

Les services de l’ED ont également adressé des demandes de renseignements à d’autres acteurs du numérique susceptibles d’avoir hébergé ou relayé ces contenus publicitaires, selon la seconde source. L’Inde, deuxième marché mondial en nombre d’utilisateurs pour les deux plateformes, tente de renforcer la régulation de l’écosystème numérique, en particulier face à la montée des jeux d’argent en ligne, qui inquiète les autorités sanitaires et judiciaires.

L’affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre New Delhi et les grandes entreprises technologiques étrangères, régulièrement accusées de ne pas faire assez pour contrôler les contenus illégaux ou trompeurs diffusés sur leurs plateformes.

Partager