François Hollande a fermé la porte à toute alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise, estimant que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon appartient désormais clairement à « l’extrême gauche ». Invité ce mercredi matin sur BFMTV et RMC, l’ancien président de la République a jugé que la relation politique était désormais « totalement rompue », y compris dans la perspective des municipales, où il exclut toute entente au second tour entre socialistes et Insoumis.
Pour l’ancien chef de l’État, LFI aurait franchi une ligne rouge en manquant à ses engagements de modération et en contribuant à une brutalisation du débat politique. Il considère que la gauche réformiste doit désormais suivre sa propre voie et refuse toute stratégie qui placerait le débat public dans une confrontation permanente entre extrêmes. François Hollande affirme ainsi vouloir défendre une alternative social-démocrate distincte, capable d’exister sans alliance avec la formation mélenchoniste.
Il a également pris ses distances sur le terrain présidentiel, affirmant que Jean-Luc Mélenchon « n’a pas sa place au second tour » de l’élection présidentielle de 2027. Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par les polémiques autour de l’assasinat de Quentin Deranque, par des militants antifas proches de LFI.