L’annonce est tombée avant même les hirondelles de mai : dès le 1er mai 2025, quiconque se présentera moins de quarante minutes avant le décollage verra les portes se refermer avec un sourire d’hôtesse en guise d’adieu. Jusqu’ici, la low-cost irlandaise tolérait les retardataires jusqu’à vingt minutes du départ ; désormais, cette fenêtre se réduit de moitié, officiellement pour « promouvoir l’importance d’arriver en avance ». Traduction : l’avion ne patientera plus pour votre latte achetée en zone duty-free.
La ponctualité, nouvelle machine à cash ?
Refusé à l’embarquement, le voyageur devra s’acquitter de 100 € de « frais de départ manqué » pour embarquer sur le vol suivant, un supplément qui s’ajoute déjà aux 55 € réclamés aux étourdis qui font encore la queue au comptoir d’enregistrement. Et l’addition n’est pas close : au 3 novembre 2025, Ryanair supprimera purement et simplement la carte d’embarquement papier. Sans smartphone chargé ou QR code en règle, le passager se verra proposer un aller simple vers le guichet des pénalités. Au-delà de l’argument ponctualité, la compagnie peaufine surtout un modèle où chaque minute retardée et chaque geste hors ligne se monnayent. Les passagers, eux, devront intégrer un nouveau mantra : arriver tôt, téléphone plein, et portefeuille prêt à éponger la moindre seconde d’écart. Dans la cabine comme à la porte, le temps, chez Ryanair, est devenu une option payante de plus.