OpenAI souhaite racheter le navigateur Chrome à Google
OpenAI souhaite racheter le navigateur Chrome à Google

Un cadre de la société OpenAI a déclaré mardi que l’entreprise serait intéressée par l’achat du navigateur Chrome de Google, si les autorités antitrust parvenaient à forcer ce dernier à s’en séparer, dans le cadre d’un effort visant à rétablir la concurrence dans le domaine de la recherche en ligne, selon l’agence Reuters.

Les propos ont été tenus par Nick Turley, responsable produit chez ChatGPT, lors de sa déposition dans le procès antitrust intenté par le département de la Justice des États-Unis contre Google.

Le juge chargé de l’affaire avait conclu l’an dernier que Google détenait un monopole sur le marché de la recherche en ligne et de la publicité associée.

Google n’a pas proposé Chrome à la vente et prévoit de faire appel de cette décision, qu’elle qualifie d’entreprise aux pratiques anticoncurrentielles.

Dans son témoignage, Turley a révélé que Google avait refusé une demande d’OpenAI d’intégrer sa technologie de recherche au sein de ChatGPT.

Il a expliqué que son entreprise avait initialement contacté Google en juillet dernier, après avoir rencontré des difficultés avec son fournisseur de moteur de recherche — non nommé — et qu’elle utilise actuellement Bing de Microsoft.

Un e-mail présenté lors du procès montre que Google a rejeté la demande en août, estimant que cela créerait «  trop de concurrents  ».

Turley a ajouté  : «  Nous n’avons actuellement aucun partenariat avec Google.  »

Il a soutenu que la proposition du ministère de la Justice — visant à contraindre Google à partager ses données de recherche avec des concurrents — serait bénéfique pour améliorer ChatGPT plus rapidement.

Lors des déclarations liminaires lundi, les procureurs ont exprimé leur inquiétude quant à l’avantage potentiel que pourrait tirer Google de sa position dominante dans la recherche pour progresser également dans l’intelligence artificielle, suggérant que ses produits IA sont une nouvelle manière de rediriger les utilisateurs vers son moteur de recherche.

Google, de son côté, a répliqué que le procès ne concerne pas l’IA et qu’elle fait face à une concurrence sérieuse de la part de Meta Platforms et de Microsoft.

Le juge Amit Mehta, de la cour de district américaine, a par ailleurs estimé que Google protégeait son monopole grâce à des accords d’exclusivité, notamment avec Samsung et d’autres constructeurs, pour faire de Chrome le navigateur installé par défaut sur leurs nouveaux appareils.

Le ministère de la Justice souhaite que le juge interdise également à Google de verser des sommes importantes pour garantir l’installation de son moteur de recherche par défaut.

Enfin, Peter FitzGerald, cadre dirigeant chez Google, a affirmé que, jusqu’à la semaine dernière, l’entreprise continuait d’envoyer des messages assurant que ses accords n’empêchent pas les partenaires d’installer d’autres produits d’intelligence artificielle sur les appareils neufs.

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