La maison de couture italienne Prada a conclu ce jeudi un accord pour acquérir sa rivale Versace, plus petite, auprès de Capri Holdings, pour un montant de 1,375 milliard de dollars, dette incluse. Cette fusion unit deux des plus grands noms de la mode italienne.
Prada cherche à s’étendre alors qu’elle fait face à un ralentissement de la demande pour les produits de luxe, tandis que Versace a récemment enregistré des pertes trimestrielles. Cette fusion renforce la position de l’Italie dans l’univers du luxe, un secteur largement dominé par de grands groupes français.
Cette opération intervient peu après l’annonce du départ de Donatella Versace de son poste de directrice artistique de la marque fondée par son frère Gianni Versace, le 13 mars dernier.
Patrizio Bertelli, président du conseil d’administration de Prada, a déclaré :
« Notre objectif est de perpétuer l’héritage de Versace en célébrant son esthétique audacieuse et intemporelle, tout en la réinterprétant. »
L’acquisition de Versace, célèbre pour ses créations baroques audacieuses, pourrait aider Prada, reconnue pour ses lignes sobres et minimalistes, à élargir sa clientèle et toucher de nouveaux publics.
Cette décision stratégique intervient dans un contexte économique incertain, marqué par l’arrêt de nombreuses opérations de fusions-acquisitions et introductions en bourse, en raison des fortes ventes d’actions mondiales et des craintes de récession provoquées par les nouveaux droits de douane imposés ce mois-ci par le président américain Donald Trump.