La grogne monte dans le secteur de l’hôtellerie. En France comme en Espagne, des dizaines de professionnels ont décidé de s’unir pour dénoncer les pratiques de la plateforme Booking.com, accusée de prélever des commissions jugées excessives sur les réservations effectuées via son site. Si l’application est plébiscitée par les voyageurs pour sa praticité et sa flexibilité – notamment grâce à l’annulation gratuite souvent possible jusqu’à la dernière minute – les hôteliers, eux, dénoncent une pression financière de plus en plus lourde. « Une chambre que je facture 100 euros est vendue 118 euros sur leur site. 18 %, c’est énorme », s’indigne un gérant d’hôtel au Lavandou. « À ce rythme, il ne nous reste plus grand-chose. »
Quels sont les recours ?
C’est dans ce contexte qu’une action collective a été lancée, portée par plusieurs avocats pour tenter de faire évoluer la situation. Selon eux, les commissions imposées par la plateforme grèvent considérablement la rentabilité des établissements, notamment les plus modestes, et empêchent une réelle concurrence tarifaire. Alors que Booking.com reste incontournable pour attirer les voyageurs, nombreux sont les hôteliers qui s’interrogent sur leur dépendance à la plateforme. Certains réfléchissent déjà à développer leur propre système de réservation directe ou à renforcer leur communication pour encourager les clients à réserver en direct. Le bras de fer ne fait peut-être que commencer.
La réponse de Booking.com
De son côté, Booking.com a répondu, déclarant : « Nous pouvons confirmer que nous n’avons reçu aucune notification formelle d’une action collective. Chez Booking.com, nous sommes fiers de la relation professionnelle que nous entretenons avec nos partenaires, et nous continuons de nous consacrer à une collaboration vertueuse axée sur une croissance mutuelle. »