Elon Musk bientôt évincé de Tesla ?
Elon Musk bientôt évincé de Tesla ?

Elon Musk vit-il ses derniers mois à la tête de Tesla ? C’est la question qui agite la presse économique depuis les révélations du Wall Street Journal sur une possible volonté du conseil d’administration de remplacer le milliardaire, affaibli par les résultats catastrophiques du groupe et sa proximité affichée avec Donald Trump. Alors que le titre Tesla s’effondre de 35 % depuis janvier, des cabinets de chasse auraient été mandatés pour lui trouver un successeur. Une information aussitôt démentie par la présidente du conseil, Robyn Denholm, tout comme par Musk lui-même, qui crie à l’intox médiatique.

La défiance grandit pourtant. Au premier trimestre 2025, Tesla a vu ses bénéfices s’effondrer de 71 %, une dégringolade que beaucoup attribuent à l’implication directe de Musk au sein de l’administration Trump, en tant que chef de la commission Doge pour la réduction des dépenses publiques. L’homme d’affaires, devenu un symbole du trumpisme technocratique, incarne de plus en plus une figure controversée, notamment en Europe, où son soutien à l’AfD allemande et ses prises de position anti-woke lui aliènent une partie de la clientèle. En France, les ventes de Tesla ont chuté de 60 % en avril.

Pour tenter de rassurer, Musk a annoncé qu’il se retirerait du gouvernement dès le mois de mai. Mais en interne, la grogne monte. Des cadres ont déploré son absence et son désintérêt pour la stratégie industrielle de Tesla, ce qui complique les recrutements et alimente les tensions au sommet. L’un d’eux, Eliah Gilfenbaum, qui aurait publiquement critiqué Musk, a depuis été remercié.

Une crise d’identité pour Tesla

Avec sa double casquette de visionnaire et de communicant, Elon Musk est devenu indissociable de Tesla. Son éventuelle éviction poserait donc une question existentielle : que reste-t-il du projet sans son fondateur emblématique ? Officiellement, l’entreprise conserve toute sa confiance en lui. Mais les doutes persistent : JB Straubel, cofondateur et membre influent du conseil, multiplie les échanges avec les investisseurs pour calmer le jeu. En coulisses, la pression monte. Et la prochaine Assemblée générale des actionnaires, prévue cet été, pourrait bien sceller le sort du patron aux 20 casquettes.

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