Le mois de juillet 2025 marque un tournant inattendu dans la bataille des véhicules électriques en Europe. Tesla, longtemps maître incontesté du secteur, s’effondre tandis que BYD, constructeur chinois encore discret il y a trois ans, prend la tête avec des chiffres impressionnants.
Tesla décroche, BYD explose
Selon les données de Dataforce, relayées par Reuters et The Guardian, les ventes de Tesla ont chuté de 40 % en un an, passant de 14 769 véhicules en juillet 2024 à seulement 8 837 en juillet 2025. Dans le même temps, BYD enregistre une croissance fulgurante de +225 %, écoulant 13 503 unités. Résultat : le constructeur chinois grimpe à 1,2 % de part de marché contre 0,8 % pour Tesla. Une inversion symbolique mais significative, confirmée par des baisses vertigineuses pour le groupe d’Elon Musk dans ses bastions historiques : –55 % en Allemagne, –60 % au Royaume-Uni.
Un rapport de force bouleversé sur le Vieux Continent
L’Europe n’est pas qu’un marché stratégique, c’est aussi le terrain où Tesla avait bâti l’image de pionnier de l’électrique. L’irruption de BYD change brutalement la donne. Présent en dehors de la Norvège et des Pays-Bas seulement depuis fin 2022, le constructeur chinois a quadruplé ses ventes au Royaume-Uni et multiplié par cinq ses immatriculations en Allemagne en l’espace de douze mois. Sa stratégie tarifaire agressive et son offre diversifiée séduisent là où Tesla peine à maintenir ses marges et son prestige. L’ascension de BYD ne relève donc pas d’un accident statistique mais d’une dynamique profonde qui rebat les cartes du marché. Pour Tesla, longtemps synonyme d’innovation et de domination, la réalité est cruelle : le roi de l’électrique en Europe n’est plus californien, il est chinois.