Bernard Arnault plaide pour une zone de libre-échange transatlantique
Bernard Arnault plaide pour une zone de libre-échange transatlantique

Face à l’instauration de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens, Bernard Arnault monte au créneau. Lors de l’assemblée générale du groupe LVMH, le patron du leader mondial du luxe a exhorté l’Union européenne à négocier « à l’amiable » avec Washington pour préserver les échanges commerciaux. « Il faut essayer de discuter avec nos amis américains pour trouver une solution », a-t-il déclaré, tout en défendant l’idée d’une zone de libre-échange entre les États-Unis et l’Europe. La demande n’est pas anodine pour LVMH, dont un quart du chiffre d’affaires provient des États-Unis, tout comme plus d’un tiers de ses ventes de vins et spiritueux. Le durcissement des taxes douanières fragilise directement la rentabilité de ces secteurs clés. L’homme d’affaires a en particulier demandé que Bruxelles défende plus activement la viticulture française, qu’il estime particulièrement vulnérable.

Des critiques envers l’Europe et un avertissement sur la production

Bernard Arnault n’a pas épargné l’Union européenne, qu’il a qualifiée de « pouvoir bureaucratique » trop concentré sur la production de normes. Il a également pointé du doigt la France, l’accusant de « rajouter des normes » qui compliquent la vie des entreprises. Si aucune solution n’émerge rapidement, le PDG a d’ores et déjà prévenu : LVMH pourrait « forcément augmenter [ses] productions américaines ». Une relocalisation qui serait, selon lui, imputable à Bruxelles et non aux entreprises. Il rejoint ainsi la position récemment exprimée par Elon Musk, qui avait lui aussi évoqué l’idée d’un vaste espace de libre-échange entre les deux rives de l’Atlantique.

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