Un incident aussi rare qu’inquiétant s’est produit début janvier dans le 8e arrondissement de Paris, à proximité immédiate du Parc Monceau. Plusieurs chiens ont été victimes de décharges électriques en marchant sur un trottoir de l’avenue Ruysdaël. L’un d’eux est mort après avoir été électrocuté, tandis qu’une dizaine d’autres ont subi des chocs plus ou moins violents. En cause, selon les premières constatations, un dysfonctionnement technique affectant une installation liée à l’éclairage public. Les faits se sont déroulés mardi 6 janvier. En promenade avec leur animal, plusieurs propriétaires ont vu leur chien s’effondrer ou hurler après avoir posé les pattes sur une plaque métallique intégrée au trottoir. Dans au moins un cas, la décharge a également été ressentie par le maître, par contact indirect via la laisse. La scène a provoqué une vive émotion parmi les riverains, d’autant plus que l’incident s’est produit en pleine journée, dans un quartier très fréquenté. Rapidement alertés, les services techniques sont intervenus pour sécuriser la zone. Le trottoir concerné a été neutralisé afin d’éviter tout nouveau risque, pendant que les causes exactes du phénomène étaient examinées. Si ce type d’accident reste exceptionnel, il rappelle néanmoins la dangerosité potentielle de certaines installations urbaines en cas de défaillance.
Un défaut sur une boîte sous trottoir à l’origine des décharges
Selon les explications fournies par Enedis, l’incident trouve son origine dans une boîte sous trottoir, appelée BST dans le jargon technique. Ces dispositifs, généralement dissimulés sous des plaques métalliques d’environ trente centimètres de côté, permettent l’alimentation et la maintenance des réseaux d’éclairage public. Dans le cas présent, le couvercle de la boîte se serait retrouvé en contact avec une pièce sous tension, rendant la surface conductrice. Cette configuration anormale explique pourquoi les chiens, plus proches du sol et souvent en contact direct avec la plaque par plusieurs points d’appui, ont été particulièrement exposés. Leur morphologie et la présence éventuelle d’humidité sur le sol peuvent accentuer les effets d’une décharge électrique. Les humains, en revanche, ne ressentent généralement un choc que de manière indirecte, par l’intermédiaire de la laisse ou d’un contact simultané avec l’animal.
Les services municipaux et Enedis assurent que le courant a été immédiatement coupé
Des agents chargés de la gestion des réverbères se sont rendus sur place pour neutraliser l’installation défectueuse et sécuriser durablement le secteur. Une enquête interne a été ouverte afin de déterminer l’origine précise du dysfonctionnement, qu’il s’agisse d’une usure du matériel, d’un défaut d’installation ou d’un problème lié à des travaux antérieurs. La maire du 8e arrondissement, Jeanne d’Hauteserre, a indiqué que la situation avait été maîtrisée et que toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour garantir la sécurité des piétons et des animaux. Elle a précisé que les lieux avaient été rendus inoffensifs après l’intervention des services compétents. Ce n’est pas la première fois qu’un tel accident survient. Un cas similaire avait déjà été recensé à Paris en 2013, rappelant que ces installations techniques, pourtant banales dans le paysage urbain, nécessitent une surveillance constante. Les autorités insistent toutefois sur le caractère exceptionnel de l’événement et appellent à ne pas céder à la panique. Selon Enedis, il n’existe pas de risque généralisé d’électrocution des animaux à chaque coin de rue.