Traité mondial contre la pollution plastique : un texte jugé insuffisant par la France
Traité mondial contre la pollution plastique : un texte jugé insuffisant par la France

Les négociations menées à Genève sous l’égide de l’ONU pour élaborer un traité international contre la pollution plastique se sont soldées par un échec mercredi soir. Le projet présenté, censé rassembler plus de 180 pays autour d’engagements communs, a été vivement critiqué pour ses lacunes, notamment par la ministre française de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, qui a estimé qu’en l’état il ne pouvait être accepté.

Des points essentiels absents du projet

Le texte ne comporte aucune disposition contraignante pour réduire la production mondiale de plastique ni pour éliminer les substances les plus toxiques, malgré les alertes répétées de la communauté scientifique. Agnès Pannier-Runacher déplore également l’absence de lien explicite entre pollution plastique et santé humaine, ainsi que l’absence de mesures claires sur les microplastiques et les additifs chimiques utilisés dans la fabrication. Pour plusieurs délégations, la suppression pure et simple de l’objectif de réduction de la production constitue un recul majeur. Les mesures prévues relèveraient désormais du volontariat, laissant chaque État libre d’agir à sa guise, ce qui, selon les pays les plus touchés et les organisations environnementales, compromettrait l’efficacité du futur traité. Les discussions devront se poursuivre, mais la fracture entre pays producteurs de pétrole et États favorables à des engagements contraignants apparaît plus marquée que jamais.

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