Au nom du groupe socialiste, Laurent Baumel a pris la parole pour expliquer le refus du PS de voter la censure. Le député d’Indre-et-Loire a estimé qu’un gouvernement renversé en pleine séquence budgétaire plongerait le pays dans « une crise politique » majeure, aggravée par l’absence de budget. « Personne ne peut croire qu’on peut vivre une année entière sous l’empire d’une loi spéciale », a-t-il averti à la tribune.
Rappelant que « la censure n’est ni une routine ni un jeu », l’orateur socialiste a jugé que faire tomber l’exécutif exigeait « des raisons sérieuses ». Selon lui, le contexte actuel ne justifie pas de priver la France à la fois d’un gouvernement et d’un cadre budgétaire, au risque d’un « traumatisme » institutionnel.
Laurent Baumel a enfin souligné que son groupe avait déjà contribué à faire tomber « deux gouvernements » par le passé, laissant entendre que cette arme parlementaire devait rester exceptionnelle et non devenir un réflexe politique.