L'Unédic prévoit un déficit de 2,1 milliards d'euros en 2026, avant un retour aux excédents
L'Unédic prévoit un déficit de 2,1 milliards d'euros en 2026, avant un retour aux excédents

Le régime d’assurance chômage devrait afficher un déficit de 2,1 milliards d’euros en 2026, selon les prévisions financières publiées mardi par l’Unédic. Ces projections s’appuient sur une hypothèse de croissance de 1 % et des créations nettes d’emplois nulles. Sans le prélèvement de 4,1 milliards d’euros opéré par l’État sur ses recettes, le solde aurait pourtant été positif de 2 milliards d’euros. La situation est également alourdie par le début du remboursement de la dette accumulée pendant la crise sanitaire.

L’organisme paritaire souligne que les ponctions de l’État « dégradent mécaniquement » sa situation financière et que le désendettement est à l’arrêt depuis 2023. Sa présidente, Patricia Ferrand, a jugé « majeur » que ces prélèvements cessent, dans un contexte qu’elle qualifie de « perspectives économiques assombries ».

Un retour aux excédents attendu dès 2027

À partir de 2027, l’Unédic anticipe un rétablissement des comptes, avec un excédent estimé à 2,8 milliards d’euros, puis 4,8 milliards en 2028. Ces chiffres supposent l’absence de nouveaux prélèvements étatiques et permettraient au régime de renouer avec sa trajectoire de désendettement. Malgré la dégradation du marché du travail, le nombre de chômeurs indemnisés resterait stable, aux alentours de 2,6 millions en 2026 et 2027, avant de descendre à 2,5 millions en 2028, sous l’effet des réformes engagées depuis 2021.

Ces prévisions ne tiennent pas compte de l’accord conclu la semaine dernière entre organisations patronales et syndicales sur un durcissement des règles d’indemnisation des salariés ayant bénéficié d’une rupture conventionnelle. Le texte doit encore être signé formellement puis examiné par le Parlement. Selon les estimations, il permettrait d’économiser 20 millions d’euros dès la première année d’application, probablement en 2027, pour atteindre 940 millions d’euros par an à terme.

Partager