Cet après-midi, l’Assemblée nationale est réunie pour le vote de confiance décisif de François Bayrou. Le Premier ministre doit défendre son gouvernement avant un verdict attendu aux alentours de 19 heures.
Face aux députés, François Bayrou a défendu un discours de politique générale mêlant concessions et mises en garde. Il a évoqué la nécessité d’une contribution spécifique des très hauts revenus et patrimoines, un appel du pied à la gauche, tout en annonçant une réduction de l’aide médicale d’État (AME), mesure réclamée par le Rassemblement national.
Le Premier ministre a aussi martelé l’urgence de réduire une dette publique qu’il juge insoutenable, estimée à 3 415 milliards d’euros. Prévenant les députés qu’ils peuvent « renverser le gouvernement, mais pas effacer le réel », il a présenté ce vote comme une « épreuve de vérité ». Après une trentaine de minutes d’intervention, la parole est désormais aux présidents de groupes, à commencer par Boris Vallaud pour le Parti socialiste.