À un mois des élections législatives, le Premier ministre tchèque Petr Fiala a mis en garde mercredi ses partisans contre la menace que représenterait, selon lui, une victoire de son principal adversaire, l’ex-Premier ministre et milliardaire Andrej Babis.
Lors d’un meeting électoral à Prague, Fiala a affirmé que Babis serait prêt à « passer des accords avec des partis extrémistes », ce qui mettrait en péril la démocratie du pays et son ancrage européen.
Le chef du gouvernement, leader du parti démocrate civique (ODS) et de la coalition de centre droit SPOLU (Ensemble), affronte un scrutin incertain prévu les 3 et 4 octobre. Son alliance est en difficulté face au mouvement ANO de Babis, un parti populiste et eurosceptique proche du Premier ministre hongrois Viktor Orban.
Les élections législatives sont considérées comme un test crucial pour l’avenir politique de la République tchèque, membre de l’Union européenne et de l’OTAN, à un moment où les tensions autour des politiques migratoires, économiques et énergétiques alimentent les débats.
En ciblant directement Babis et en l’accusant de vouloir coopérer avec des forces extrémistes, Fiala cherche à mobiliser l’électorat centriste et pro-européen, alors que les sondages annoncent une bataille serrée entre les deux camps.