François Ruffin sort du bois. Dans un entretien accordé à Libération, le député de la Somme officialise sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, sous réserve de l’organisation d’une primaire de la gauche qu’il appelle de ses vœux. L’élu, désormais rallié au groupe écologiste, affirme vouloir une « primaire geyser » capable de créer un choc politique. Il en pose les bases : candidatures au printemps 2026, vote physique à l’automne, 100 000 parrainages citoyens et un bulletin unique pour désigner un champion commun.
De Poutou à Hollande, Ruffin veut rassembler
L’ancien journaliste ne cache pas ses ambitions : « Je la remporterai », assure-t-il, fort de ses victoires face au Rassemblement national dans une circonscription ouvrière. Il appelle à rassembler tout l’arc de la gauche, de Philippe Poutou à François Hollande, y compris les Insoumis s’ils souhaitent y participer. Son objectif : mobiliser deux à trois millions de votants et provoquer un « débordement démocratique » capable de fédérer au-delà des appareils.
En rupture ouverte avec Jean-Luc Mélenchon, Ruffin compte incarner une alternative plus populaire et moins radicale. Il promet de respecter le résultat, même en cas de défaite, et invite les autres prétendants à s’engager à faire de même. Mais les réactions au sein des partis restent frileuses. Si certains saluent l’initiative, beaucoup redoutent une répétition des échecs passés, comme les primaires de 2017 et 2022 qui avaient laissé la gauche plus divisée qu’unie.