À deux semaines du premier tour des élections municipales, la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a averti que toute alliance avec La France insoumise (LFI) au second tour serait soumise à des « conditions ». Elle s’est exprimée dimanche sur France 3, dans l’émission Dimanche en politique.
Dans les villes où LFI dépasserait les 10 % des suffrages et pourrait se maintenir, les Écologistes pourraient envisager un accord si cela s’avérait nécessaire pour l’emporter. Mais, selon Marine Tondelier, les candidats insoumis devront au préalable « clarifier leur situation ».
Des prises de position attendues
La responsable écologiste a précisé attendre « des paroles fortes » sur plusieurs sujets sensibles. Elle a évoqué la question de la violence en politique, le respect des institutions républicaines ainsi que les polémiques récentes autour de déclarations jugées problématiques, notamment celles visant Jean-Luc Mélenchon.
Marine Tondelier a cité les controverses liées au soutien affiché par le leader insoumis au député Raphaël Arnault, dont des collaborateurs sont impliqués dans une affaire criminelle, ainsi que des accusations d’antisémitisme après des propos tenus lors d’un meeting à Lyon.
La cheffe des Écologistes a indiqué qu’une décision serait prise « au cas par cas » en fonction des situations locales, tout en regrettant que LFI ait choisi de partir « seule partout » pour ces municipales. Selon elle, ce choix place le mouvement dans une « situation d’isolement », et pourrait limiter ses capacités à peser dans les négociations de second tour.