« Un État dans l’État » : le Louvre convoqué, Dati attendue à l’Assemblée
« Un État dans l’État » : le Louvre convoqué, Dati attendue à l’Assemblée

La cheffe de file du MoDem parisien, Maud Gatel, a annoncé son alliance avec Rachida Dati en vue des élections municipales de mars 2026 à Paris. Dans un entretien à La Tribune du Dimanche, elle estime que la maire du 7e arrondissement et ministre de la Culture est « la seule candidate capable de rendre l’alternance possible » dans la capitale, après deux mandats de gauche.

Cette alliance marque une étape clé dans la recomposition du paysage politique parisien à droite et au centre. Déjà soutenue par Les Républicains, Rachida Dati bénéficie désormais de l’appui officiel du MoDem, tandis que plusieurs élus issus du camp macroniste, à l’image de David Alphand, Maud Bregeon, Clément Beaune, ou encore Benjamin Haddad et Sylvain Maillard, ont multiplié ces derniers mois les signaux de convergence avec sa ligne, notamment sur la sécurité, la gestion budgétaire et l’espace public.

Maud Gatel dénonce une capitale « qui n’est plus administrée », pointant la dégradation de l’espace public, l’endettement et les dysfonctionnements de l’aide sociale à l’enfance. Elle affirme une « convergence de projets » avec Rachida Dati, notamment sur la réduction de la dette et le retour à l’ordre dans l’espace public, dans un contexte où la réforme du mode de scrutin permet désormais aux Parisiens d’élire directement leur maire.

Face à cette dynamique de rassemblement, Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance de Gabriel Attal, apparaît de plus en plus isolé. Selon un récent sondage Ipsos, la gauche arriverait en tête du premier tour avec 32 % des intentions de vote, devant la liste menée par Rachida Dati, créditée de 27 %, tandis que Pierre-Yves Bournazel plafonne à 14 %. Un écart qui conforte l’idée, au centre et à droite, que la candidature de Rachida Dati constitue aujourd’hui le principal point de convergence face à la gauche parisienne.

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