Sans surprise, Michel Barnier s’impose largement au premier tour de la législative partielle dans la deuxième circonscription de Paris. L’ancien Premier ministre des Républicains récolte 45,2 % des suffrages, loin devant la candidate socialiste Frédérique Bredin, qui plafonne à 31,4 %. La participation est restée faible, avec seulement un électeur sur quatre ayant fait le déplacement.
La droite en ordre de marche, la gauche en perte de vitesse
Cette circonscription, ancrée à droite depuis des décennies, semble promise à Michel Barnier pour le second tour. Le duel annoncé avec Frédérique Bredin n’a guère de suspense : la gauche part très affaiblie, divisée et incapable de convaincre au-delà de son électorat militant. La candidate socialiste a tenté de compenser ses faiblesses locales par des soutiens venus de Yannick Jadot, Raphaël Glucksmann ou encore de l’ancien macroniste Gilles Le Gendre, signe d’une gauche en quête d’alliances hétéroclites mais sans dynamique.
Michel Barnier, lui, a su s’appuyer sur des figures solides de la droite républicaine et du centre-droit, d’Édouard Philippe à Valérie Pécresse, en passant par Bruno Retailleau. L’union affichée contraste avec la gauche fragmentée et lui donne un avantage décisif à l’approche du second tour.
Si la victoire se confirme dimanche prochain, Michel Barnier redeviendra député de Paris et seul représentant LR dans la capitale. Une étape symbolique pour la droite, qui voit dans ce succès un signal fort à l’approche des municipales de 2026, où l’échec de la gauche à Paris pourrait s’annoncer encore plus cuisant.