Le suspect des bombes artisanales de Washington reconnaît les faits et invoque une élection « truquée » (AP)
Le suspect des bombes artisanales de Washington reconnaît les faits et invoque une élection « truquée » (AP)

L’homme accusé d’avoir posé des bombes artisanales à Washington à la veille de l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 a reconnu les faits, selon un document judiciaire rendu public par les procureurs fédéraux. Il aurait également affirmé aux enquêteurs qu’il était convaincu que l’élection présidentielle américaine de 2020 avait été « truquée ».

D’après ce document, le suspect a fait ces aveux lors de ses interrogatoires par le FBI. Les autorités indiquent que les engins explosifs, bien que réels, n’ont finalement pas explosé et n’ont fait aucune victime.

Brian Cole, âgé de 30 ans et originaire de Virginie, a été arrêté plus tôt ce mois-ci. Il a admis avoir placé les bombes devant le siège du Democratic National Committee et celui du Republican National Committee, deux cibles hautement symboliques de la vie politique américaine.

Les faits remontent à la nuit précédant l’assaut contre le Capitole, événement qui avait profondément choqué les États-Unis et ravivé les tensions autour de la légitimité de l’élection remportée par Joe Biden. Selon les procureurs, les déclarations de Brian Cole aux enquêteurs confirment que ses actes étaient motivés par sa croyance dans une fraude électorale.

Les autorités fédérales ont précisé que Brian Cole fait désormais face à des accusations liées à l’utilisation d’explosifs. Les procureurs demandent son placement en détention provisoire, estimant qu’il représente un danger et un risque de fuite.

Cette affaire relance le débat sur les violences politiques liées à la désinformation électorale aux États-Unis, plusieurs années après les événements du 6 janvier. Elle illustre également les efforts continus des autorités pour identifier et poursuivre les auteurs d’actes criminels liés à cette période de forte polarisation politique.

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