Le centriste Rodrigo Paz remporte la présidence bolivienne, mettant fin à près de 20 ans de règne de la gauche (AP)
Le centriste Rodrigo Paz remporte la présidence bolivienne, mettant fin à près de 20 ans de règne de la gauche (AP)

Le sénateur centriste Rodrigo Paz, du Parti démocrate-chrétien (PDC), a remporté le second tour de l’élection présidentielle bolivienne, marquant un tournant historique après près de deux décennies de domination de la gauche.

Selon les résultats préliminaires annoncés dimanche soir, Paz a battu son adversaire conservateur avec une marge étroite mais décisive, profitant du mécontentement généralisé face à la crise économique persistante qui touche le pays. Son message de modération et de réconciliation a trouvé un écho auprès d’un électorat lassé de la polarisation politique.

Rodrigo Paz, fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora, a promis une relance économique pragmatique, un retour à la stabilité institutionnelle et une lutte contre la corruption. Il doit prêter serment le 8 novembre prochain, héritant d’un pays confronté à des défis budgétaires majeurs, à une inflation galopante et à un climat social tendu.

Le PDC, bien que vainqueur de la présidentielle, ne dispose pas d’une majorité parlementaire, obligeant Paz à rechercher des alliances pour gouverner efficacement. Il a déjà tendu la main à plusieurs formations modérées, affirmant vouloir « rassembler la Bolivie autour d’un projet commun, loin des extrêmes ».

Sa victoire met fin à l’ère de la gauche incarnée par Evo Morales et ses successeurs, ouvrant un nouvel équilibre politique dans un pays longtemps divisé entre populisme et libéralisme économique.

Que retenir rapidement ?

Le sénateur centriste Rodrigo Paz, du Parti démocrate-chrétien (PDC), a remporté le second tour de l’élection présidentielle bolivienne, marquant un tourna

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