Le Parti socialiste au pouvoir en Albanie, dirigé par le Premier ministre Edi Rama, est en bonne voie pour remporter les élections législatives du 11 mai, selon les premiers résultats partiels publiés lundi matin par la commission électorale nationale. Avec 29 % des bulletins dépouillés, la formation socialiste a recueilli 52,85 % des voix, creusant un écart significatif avec le principal parti d’opposition.
Le Parti démocrate, principal rival des socialistes, se classe pour l’heure en deuxième position avec 34,27 % des suffrages. Ce score, s’il se confirme, représenterait un nouveau revers pour la droite albanaise, qui peine depuis plusieurs années à reprendre l’ascendant face à Edi Rama, au pouvoir depuis 2013.
Le scrutin s’est déroulé dans un climat globalement calme, malgré quelques incidents isolés signalés par les autorités. Les observateurs internationaux présents en Albanie doivent encore publier leur évaluation complète du déroulement du vote, notamment en ce qui concerne la transparence et l’équité du processus électoral.
Edi Rama, dont le gouvernement est régulièrement critiqué par l’opposition pour sa gestion de l’économie et des institutions, reste néanmoins populaire auprès d’une large partie de la population, en particulier dans les centres urbains et les régions côtières. Sa politique de modernisation des infrastructures, ses ambitions européennes et ses efforts pour faire avancer les négociations d’adhésion à l’Union européenne semblent continuer de mobiliser son électorat.
Si la tendance se confirme à l’issue du dépouillement complet, le Parti socialiste pourrait obtenir une majorité confortable au Parlement, consolidant ainsi un quatrième mandat consécutif pour Edi Rama. Une telle victoire renforcerait sa position sur la scène politique intérieure et régionale, tout en donnant au gouvernement un nouveau levier pour accélérer les réformes exigées par Bruxelles.
Le résultat final du scrutin est attendu dans les prochaines heures ou les prochains jours, selon la vitesse de dépouillement et les éventuelles contestations à venir.