C’est désormais officiel : Jean-Michel Aulas, l’ancien président emblématique de l’Olympique lyonnais, a confirmé ce jeudi 25 septembre sa candidature à la mairie de Lyon pour les élections municipales de mars 2026. Après des mois de rumeurs, de signaux envoyés sur les réseaux sociaux et de sondages stratégiquement commandés, l’homme d’affaires de 76 ans a choisi de s’engager pleinement en politique locale, fort d’une popularité intacte et d’une capacité rare à susciter l’adhésion au-delà des clivages partisans.
Sa lettre adressée aux Lyonnaises et Lyonnais, distribuée dans 100 000 foyers, marque le véritable coup d’envoi de sa campagne. Avec son mouvement « Cœur lyonnais », Aulas entend se présenter comme le candidat de la société civile, celui qui parle directement aux habitants. Derrière cette posture, il bénéficie pourtant d’un impressionnant soutien politique, allant de Laurent Wauquiez à Gabriel Attal, en passant par l’UDI et Horizons. Une union de la droite et du centre qui, à Lyon, n’avait jamais trouvé de figure suffisamment charismatique et consensuelle pour tenir tête aux écologistes.
Une candidature taillée pour fédérer
Si l’annonce était attendue, elle n’en reste pas moins un événement dans la vie politique lyonnaise. Aulas n’est pas un candidat comme les autres. Patron visionnaire qui a fait du club de football lyonnais une institution respectée en France comme en Europe, il incarne pour beaucoup le pragmatisme, la capacité à bâtir et à réformer. À l’heure où la municipalité écologiste peine à convaincre, notamment sur la question des mobilités ou de la sécurité, sa candidature apparaît comme une alternative crédible.
Son programme repose sur cinq piliers : culture, sécurité, solidarité, environnement et développement économique. Ces thématiques, classiques dans une campagne municipale, prennent une résonance particulière venant d’un homme qui a déjà prouvé son aptitude à gérer des projets d’envergure et à mettre en valeur l’image de Lyon à l’international. Aulas sait parler aux jeunes, aux entrepreneurs, aux habitants attachés au rayonnement de leur ville. Son discours, axé sur l’avenir et le retour à « une ambition à la hauteur de l’histoire lyonnaise », vise à fédérer bien au-delà des cercles traditionnels de la droite locale.
Les premiers sondages le plaçaient encore loin derrière les Verts. Mais les plus récents, intégrant l’hypothèse d’une alliance large de la droite et du centre autour de son nom, le créditent déjà de 36 % des intentions de vote, soit neuf points de plus que l’actuel maire Grégory Doucet. À Lyon, ville qui a basculé à gauche en 2020 mais où le rejet de l’écologie dogmatique grandit, cette dynamique change la donne.
Jean-Michel Aulas ne s’avance pas seul. Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement et figure montante des Républicains locaux, a choisi de se retirer pour soutenir sa candidature. Renaissance, par la voix de Gabriel Attal, a également officialisé son ralliement. Même l’UDI et Horizons, en quête de crédibilité électorale, se sont empressés de rejoindre sa bannière. Ce front commun illustre une conviction : seul Aulas semble capable de battre les Verts à Lyon.
Un héritage et une ambition
Depuis plusieurs mois, Aulas a savamment entretenu le suspense. Ses tweets, ses critiques contre les embouteillages ou la gestion municipale, ses comparaisons implicites avec l’ère Collomb… tout laissait entrevoir sa stratégie. Comme Gérard Collomb avant lui, il entend incarner le rassembleur qui transcende les appareils pour redonner à Lyon son prestige et sa vitalité. Et s’il emprunte certains codes de l’ancien maire, il revendique aussi sa propre marque : l’efficacité, le sens du concret, la capacité à fédérer par les résultats.
Vendredi, au H7 dans le quartier de la Confluence, il tiendra son premier meeting. Un moment crucial pour montrer l’ampleur de sa base militante et mesurer l’enthousiasme populaire qu’il suscite. Car si les sondages lui sont favorables, la bataille sera rude face à une gauche qui conserve de solides bastions et à des écologistes qui, malgré leurs fragilités, disposent encore d’un électorat fidèle.
Que retenir rapidement ?
C’est désormais officiel : Jean-Michel Aulas, l’ancien président emblématique de l’Olympique lyonnais, a confirmé ce jeudi 25 septembre sa candidature à la