Inde : Rahul Gandhi arrêté lors d’une manifestation contre la commission électorale
Inde : Rahul Gandhi arrêté lors d’une manifestation contre la commission électorale

Le chef du principal parti d’opposition indien, Rahul Gandhi, a été arrêté lundi à New Delhi aux côtés de plusieurs autres députés lors d’une manifestation dénonçant ce que l’opposition considère comme des irrégularités électorales massives. Les manifestants accusaient la Commission électorale indienne de manipuler les listes électorales au profit du Bharatiya Janata Party (BJP), actuellement au pouvoir.

Selon les leaders de l’opposition, des suppressions massives de noms et l’ajout de doublons dans les listes électorales auraient été effectués de manière ciblée, dans le but d’affaiblir le Congrès et ses alliés. Ils accusent également les autorités électorales de manquer de transparence dans leurs processus de révision, alimentant les soupçons d’ingérence politique.

La Commission électorale a rejeté ces accusations, affirmant que toutes les mises à jour des listes électorales respectent scrupuleusement les règles et procédures en vigueur. L’organisme a défendu ses révisions comme faisant partie d’un processus régulier visant à garantir l’exactitude des registres.

De son côté, le BJP a accusé l’opposition de chercher à « créer l’anarchie » après une série de défaites électorales. Le parti au pouvoir estime que ces manifestations visent avant tout à mobiliser un électorat démobilisé et à détourner l’attention des divisions internes au sein du Congrès.

L’arrestation de Rahul Gandhi, figure de proue de l’opposition et héritier politique d’une dynastie influente, risque d’intensifier les tensions politiques à l’approche de nouvelles échéances électorales. Pour ses partisans, elle symbolise une tentative de réduire au silence les voix critiques, tandis que ses adversaires y voient un coup d’éclat destiné à raviver sa popularité.

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